Forum sur l'eau : L'approvisionnement en eau des Premières Nations
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|MédiAT|
Les 19 et 20 février, la Société des eaux souterraines de l’Abitibi-Témiscamingue (SESAT) a réuni à Val‑d’Or des étudiants, chercheurs, élus, industriels et experts afin d’aborder un enjeu crucial : la protection des eaux souterraines et de l’eau potable dans la région.
Au cœur des échanges, une réalité est revenue avec insistance : dans plusieurs communautés autochtones de la région, l’accès à une eau potable de qualité reste fragile. L’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador est venu en dresser le portrait à travers le travail de deux hydrogéologues, David Granger et Laurence Labelle.
Six communautés sont touchées, chacune avec ses défis particuliers. À Lac-Barrière et Lac-Simon, les puits présentent des concentrations élevées de manganèse et de fer, nécessitant des traitements réguliers. À Winneway et Timiskaming First Nation, la qualité de l’eau doit également être surveillée de près. Kebaowek se distingue en utilisant une eau de surface provenant du lac Kipawa, auquel elle n’a pourtant qu’un accès limité. Kitcisakik demeure la plus vulnérable : malgré un récent accès à l’électricité, la communauté n’a toujours pas d’aqueduc et dépend de points d’eau communautaires. Pikogan fait figure d’exception en étant raccordée au réseau municipal d’Amos.
Pour répondre à ces enjeux, l’Institut accompagne les communautés en offrant de la formation spécialisée, un soutien technique continu ainsi qu’un service d’analyse de la qualité de l’eau. L’objectif : renforcer l’autonomie et les capacités locales en matière de gestion de l’eau potable.


