
Portrait des ressources en eaux souterraines du bassin versant de la rivière Saint-Charles et de leurs liens avec les eaux de surface : atlas hydrologique
Laura Gatel, Yohann Tremblay, Benjamin Frot, René Therrien, Jean-Michel Lemieux et al.
2024
À retenir
La Ville de Québec a voulu mieux comprendre les liens entre ses eaux souterraines et la rivière Saint-Charles, principale source d’eau potable, afin de protéger cette ressource à long terme. L’étude a analysé la qualité et la quantité d’eau, les risques liés à l’urbanisation et à l’usage de sels de voirie, et a créé des modèles pour simuler les échanges entre la nappe et la rivière. Les résultats montrent que la prise d’eau est vulnérable, surtout en période de faible débit, et que plusieurs sources de contamination existent en surface. Ce diagnostic servira à planifier une gestion durable et sécuritaire de l’eau pour la ville.
Résumé
Afin d’optimiser la gestion de la ressource et d’assurer sa protection à long terme, la Ville de Québec a mandaté, pour caractériser les eaux souterraines de sa principale source d’eau potable dans la rivière Saint-Charles, l’équipe de réalisation de la présente étude, issue du Département de géologie et de génie géologique de l’Université Laval, du Groupe de Recherche sur l’Eau Souterraine de l’Institut de recherche en mines et en environnement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal. La ville désirait également évaluer plus précisément les liens entre les eaux souterraines et les eaux de surface et déterminer le caractère transitoire de la vulnérabilité à l’échelle du bassin versant des prises d’eau potable. Plusieurs enjeux relevant de la qualité et de la quantité d’eau y ont été identifiés, dont une ponction très élevée du volume d’eau par rapport au débit de la rivière en périodes d’étiage hivernale et estivale. Le bassin versant de la prise d’eau se situe aussi dans une zone marquée par une urbanisation croissante, avec plusieurs sources potentielles de contamination en surface. Enfin, la ville s’inquiète de l’augmentation des concentrations de chlorures dans l’eau en lien potentiel avec l’usage de sels de voirie.
Démarche de réalisation
La méthodologie adoptée pour atteindre les objectifs de l’étude comprend (1) la compilation des données existantes sur le territoire, (2) le suivi de la qualité et de la quantité des ressources en eau souterraine et de surface à l’aide d’un imposant dispositif de prises de mesures, (3) une caractérisation avancée de la géochimie naturelle et isotopique des eaux souterraines et de surface afin d’investiguer les liens entre les deux masses d’eau, et (4) l’intégration des données et observations pour développer des modèles hydrogéologiques conceptuels, ainsi qu’un modèle numérique intégrant les dynamiques d’écoulement souterrain et de surface.
Les résultats sont disponibles sous forme d'un rapport et d'une carte narrative.
mots clés:
Groundwater modeling, Climate change, SW-GW interactions




